L'indémnisation de l'assurance habitation suite à une inondation

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L'Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE) en 2014, les dommages pécuniaires de l'inondation atteignent les 3 milliards d'euros. Cette somme prouve l'importance de l'assurance en cas de sinistre. Alors, comment se faire indemniser par sa MRH suite à une inondation ?

Les garanties concernées

En cas de sinistre relatif à une montée considérable d'eau, trois catégories de garanties entrent en action. D'abord, la garantie dégâts des eaux protège notamment les dégâts survenus à l'intérieur du logement. Ainsi, la toiture, les portes et fenêtre ainsi que les débordements de cours d'eau ou de fosses septiques sont écartés de la garantie. Généralement, cette option est présente dans la MRH. Certains assureurs intègrent même la garantie tempête en tant qu'option dans cette couverture.

Ensuite, la garantie catastrophe naturelle est obligatoire dans les contrats d'assurance habitation. Elle couvre les conséquences pécuniaires des inondations. Seulement, son activation requiert la publication d'un arrêté reconnaissant l'état de catastrophe dans le journal officiel. Puis, les garanties inondation et événements climatiques sont également mises en cause. Néanmoins les remboursements sont soumis à des conditions (localisation du logement, durée et intensité du sinistre). Découvrez dans le lien suivant http://www.assurance-maison.org/ comment protéger votre maison de tous les dangers qui la menacent.

Les précautions à prendre

Les victimes d'une inondation doivent prendre les premières précautions de sauvegardes pour éviter toute propagation des dégâts. D'ailleurs, à défaut de précaution, l'assureur peut pénaliser l'assuré pour négligence. De plus, les papiers importants doivent être mis à l'abri et au sec. Il semble aussi indispensable de capturer quelques images et des vidéos du moment que le niveau de l'eau reste à son maximum. Effectivement, ces photos peuvent servir de preuve pour jouer en faveur de l'assuré.

Le sinistré doit aussi aviser les services de pompages en vue de retirer le maximum d'eau et de boue possible sur les lieux du sinistre. En effet, il est primordial d'adopter les mesures conservatoires pour prévenir une éventuelle aggravation des dommages en cas de reprise des intempéries. Après l'évacuation de l'eau, le sinistré doit faire appel à un électricien pour justifier l'absence des risques. L'aération des lieux semble indispensable pour sécher rapidement les parties humides.

Les procédures

En premier lieu, un simple appel suffit pour avertir l'assureur du sinistre. Puis, l'assuré établit un dossier de demande de remboursement. Ce dossier renferme une description des pertes subies, un inventaire des biens endommages et perdus ainsi que les pièces justificatives. L'assuré bénéficie de 5 à 10 jours suivant l'arrêté pour expédier le dossier auprès de sa compagnie. Si l'État reconnaît la catastrophe naturelle, l'intervention d'un expert sur le lieu du drame semble inévitable.

Cependant, l'assuré est libre de réfuter la somme proposée par l'assureur en sollicitant, à ses charges, une contre-expertise. De plus, la compagnie verse l'indemnité au plus tard, dans les trois mois prochains suivant la date de publication de l'arrêté. Néanmoins, l'assuré est en droit de réclamer un avancement. Spécialement pour les catastrophes naturelles, les assureurs engagent des services spécifiques de traitement de demandes. Ainsi, l'indemnisation est versée de manière plus rapide.